Imprimante 3D Bambu Lab : A1 Mini & P1S au banc d'essai
J'ai imprimé sur ces deux machines pendant des semaines. Verdict honnête : Bambu Lab a rendu l'impression 3D simple au point d'en devenir presque ennuyeuse, et c'est le meilleur compliment que je puisse faire.
Si je devais résumer Bambu Lab en une phrase : c'est la marque qui a transformé l'impression 3D filament d'un loisir de bricoleur en un appareil qu'on allume et qui marche. L'A1 Mini (319,99 €) est la porte d'entrée de la gamme ; la P1S (598,78 €) est celle qui ouvre les matériaux techniques en caisson fermé. Les deux impriment dès le carton, calibrent toutes seules, et c'est précisément ce qui fait la différence entre prendre goût à la 3D et abandonner au bout d'une semaine.
Bambu Lab
Bambu Lab A1 Mini MEILLEUR DÉBUTANT
4,7 / 5
TechnologieDépôt de filament (FDM), montée en chauffe rapide
CalibrationEntièrement automatique, ça imprime à la sortie du carton
Volume180 mm de côté, idéal pour débuter
BonusCompatible AMS Lite (multicouleur) en option
Ce que j'ai aimé
La plus simple à vivre : calibration auto, on imprime en dix minutes sans rien régler
Qualité d'impression remarquable pour le prix, fiable
Évolutive : on peut ajouter le multicouleur plus tard
Les limites
Volume d'impression compact (180 mm), pour les grandes pièces visez plus grand
Ouverte (pas de caisson), moins à l'aise sur les filaments techniques
Bambu Lab, c'est qui et pourquoi tout le monde en parle
Bambu Lab est une marque récente (lancée en 2020) qui a fait une chose simple mais que personne n'avait vraiment réussi avant : prendre tout ce qui était pénible dans l'impression 3D filament (le nivellement du plateau à la main, les premières couches ratées, les réglages interminables dans le logiciel) et l'automatiser. Sur une Bambu, on pose la bobine, on envoie le fichier, ça imprime. Point.
Quand j'ai débuté en 2015, réussir mon premier print propre m'a pris une bonne semaine de tâtonnements. Aujourd'hui, je tends une A1 Mini à un débutant total et il a un objet correct entre les mains dans l'heure. Ce saut, c'est largement Bambu qui l'a imposé au reste du marché. La contrepartie, on y reviendra, c'est un écosystème assez fermé : leur logiciel maison (Bambu Studio), leur cloud, leurs accessoires. Pour la grande majorité des gens, ce n'est pas un problème. Pour les bidouilleurs qui veulent tout maîtriser, ça peut en être un.
Bambu Lab A1 Mini : la simplicité poussée à l'extrême
L'A1 Mini, c'est la machine que je mets entre les mains de quelqu'un qui n'a jamais touché une imprimante 3D. Son volume d'impression de 180×180×180 mm est petit, il ne faut pas espérer y imprimer un casque ou une grande pièce déco, mais pour des figurines, des supports, des gadgets, des pièces de réparation et tout ce qu'on imprime au quotidien quand on débute, c'est largement suffisant.
Ce qui fait la force de l'A1 Mini, c'est sa facilité. Elle calibre toute seule à chaque print : elle mesure les vibrations, ajuste le débit, vérifie la planéité du plateau. Concrètement, vous n'avez rien à faire. C'est aussi une des rares machines à ce prix sur laquelle le premier print sort propre sans que vous ayez touché un seul réglage. Pour un débutant, c'est exactement ce qu'il faut : la machine ne doit pas vous décourager, elle doit vous donner envie de continuer.
~15 minle temps réel entre déballage et premier print lancé sur l'A1 Mini
319,99 €le prix d'entrée pour une machine auto-calibrée et fiable
0 réglagenombre de paramètres à toucher pour réussir votre toute première impression
Pour ce même profil de débutant, la machine que je conseille à l'achat aujourd'hui est la Flashforge Adventurer 5M : même logique de nivellement automatique, et elle imprime plus vite.
Côté qualité, ne vous fiez pas à son prix : les pièces qui sortent de l'A1 Mini sont propres, régulières, avec des couches bien lisses. Sur mes fichiers de test habituels, elle se débrouille remarquablement bien pour une machine d'entrée de gamme. La vitesse est correcte sans être exceptionnelle : c'est une machine à plateau mobile (bedslinger), donc plus posée qu'une P1S, mais bien assez rapide pour un usage normal.
Ce qu'on a aimé
Imprime dès le carton, vraiment zéro réglage
Calibration automatique à chaque print, rien à faire
Qualité de pièces excellente pour le prix
Silencieuse et compacte, vit bien sur un bureau
Prix d'entrée honnête à 319,99 €
Les limites
Petit volume (180 mm de côté) : pas pour les grandes pièces
Pas de caisson : limitée aux matériaux faciles (PLA, PETG)
Écosystème Bambu un peu fermé (logiciel, cloud)
Multicouleur possible mais en option et plus lent
Bambu Lab P1S : quand on veut passer aux choses sérieuses
La P1S joue dans une autre catégorie. C'est une machine CoreXY (la tête bouge sur deux axes, le plateau ne bouge pas d'avant en arrière), ce qui la rend nettement plus rapide et plus stable que l'A1 Mini. Surtout, elle est en caisson fermé. Et ça change tout dès qu'on veut imprimer de l'ABS ou de l'ASA : des matériaux techniques, résistants à la chaleur et aux UV, mais qui gondolent et se décollent si l'air autour de la pièce n'est pas maintenu chaud. Le caisson de la P1S règle ce problème.
Son volume de 256×256×256 mm est généreux : on peut y imprimer des pièces fonctionnelles, des boîtiers, des supports muraux, des objets déco de bonne taille. C'est la machine de la gamme pour quelqu'un qui sait déjà ce qu'il fait, ou pour un débutant ambitieux qui veut une seule machine pour plusieurs années sans se sentir bridé.
La P1S, c'est la machine que je garde allumée dans mon atelier. Elle est rapide, elle encaisse les matériaux exigeants, et je n'ai quasiment jamais un print raté. Pour qui veut imprimer souvent et sérieusement, elle tient toutes ses promesses.Inès Rousseau, maker
Sur ce créneau du caisson fermé, mon choix d'achat du moment est l'Anycubic Kobra S1 Combo : rapide, fermée, et le multicouleur livré avec la machine.
Sur la qualité, la P1S est un cran au-dessus de l'A1 Mini : les pièces sont d'une régularité impeccable et la rapidité de la mécanique CoreXY ne se fait pas au détriment du rendu. C'est le bon équilibre vitesse/qualité que je cherche sur une machine de tous les jours. Elle accepte aussi le système multicouleur (AMS), si l'envie d'imprimer en plusieurs coloris vous prend, mais lisez bien la section suivante avant de vous lancer là-dedans.
Ce qu'on a aimé
Caisson fermé : ABS et ASA sans difficulté
Mécanique CoreXY rapide et stable
Grand volume (256 mm de côté)
Compatible multicouleur (AMS)
Fiabilité de pro : très peu de prints ratés
Les limites
Plus chère (598,78 €) que les machines d'entrée
Écran et capteurs plus basiques que la version Plus
Écosystème fermé, comme toute la gamme Bambu
Plus encombrante, demande une vraie place
Facilité, qualité, vitesse : ce que valent vraiment les Bambu
Si je compare les deux machines sur les trois critères qui comptent à mes yeux :
La facilité
Avantage A1 Mini, et de loin. C'est la machine la plus simple que j'aie testée toutes marques confondues. La P1S est très simple aussi, mais la mise en route demande deux minutes de plus.
La qualité
Les deux impriment proprement. La P1S a un léger avantage grâce à sa mécanique plus rigide, mais sur du PLA classique, l'A1 Mini n'a vraiment pas à rougir.
La vitesse
Avantage net P1S. La structure CoreXY lui permet d'aller plus vite tout en gardant une belle qualité. L'A1 Mini reste largement assez rapide pour un usage normal.
Le point commun aux deux, et c'est là que Bambu écrase la concurrence : la fiabilité. Sur des dizaines de prints, le taux d'échec est ridiculement bas. Quand on débute, ne pas perdre une bobine et trois heures sur un print foiré, ça vaut de l'or.
Le multicouleur Bambu : génial, mais soyons honnêtes
L'A1 Mini comme la P1S acceptent le système AMS qui permet d'imprimer en plusieurs couleurs automatiquement. C'est bluffant à voir, et pour des pièces déco ou des logos, c'est magnifique. Mais il faut le dire franchement : le multicouleur gaspille du filament et allonge les temps. À chaque changement de couleur, la machine purge l'ancienne teinte dans une "tour de purge" jetée à la poubelle. Sur une pièce très colorée, vous pouvez consommer autant de filament en déchets qu'en objet réel.
Mon conseil : le multicouleur, c'est un bonus à activer quand on en a vraiment besoin, pas la fonction sur laquelle baser son achat. Si la couleur vous tient à cœur, j'en parle plus en détail dans notre dossier imprimante 3D multicouleur.
L'écosystème fermé : faut-il s'en méfier ?
Bambu fonctionne en circuit assez fermé : logiciel maison, cloud pour piloter à distance, accessoires propriétaires. Pour la quasi-totalité des utilisateurs, c'est même un avantage : tout est pensé pour marcher ensemble, sans configuration. C'est précisément ce qui rend ces machines si simples.
Là où ça coince, c'est si vous êtes le genre de personne qui veut tout modifier, flasher un firmware alternatif, brancher la machine en local sans passer par le cloud. Bambu n'est pas la marque la plus ouverte pour ça : des concurrents comme Creality laissent beaucoup plus de liberté aux bidouilleurs. À vous de voir dans quel camp vous êtes. Pour ma part, 90 % du temps, je préfère que ça marche sans réfléchir.
A1 Mini ou P1S : laquelle choisir ?
Voici comment je tranche, simplement :
Vous débutez et vous avez un budget serré
L'A1 Mini (319,99 €) est la plus simple de la gamme : elle imprime dès le carton, prend peu de place, et la qualité est au rendez-vous. Côté achat, je vous oriente aujourd'hui vers la Flashforge Adventurer 5M à 249 €.
Vous voulez une seule machine pour plusieurs années
La P1S (598,78 €). Le caisson, le grand volume et la vitesse en font une machine qui ne vous limitera pas, même quand vous monterez en compétence. Sur ce créneau, mon choix d'achat du moment est l'Anycubic Kobra S1 Combo à 459 €.
Vous voulez imprimer de l'ABS / des pièces techniques
Un caisson fermé est indispensable pour ces matériaux : dans la gamme Bambu c'est la P1S, et dans ma sélection actuelle l'Anycubic Kobra S1 Combo. L'A1 Mini ne suit pas sur ce terrain.
Dans les deux cas, vous achetez la même chose au fond : une machine qui marche, fiable, qui ne vous demandera pas de devenir technicien pour imprimer un objet. C'est tout l'intérêt de la marque.
Questions fréquentes
La Bambu Lab A1 Mini est-elle vraiment adaptée aux débutants ?
Oui, c'est l'une des machines les plus faciles à prendre en main du marché. Elle calibre tout automatiquement à chaque impression et sort un premier print propre sans aucun réglage. À 319,99 €, elle offre une fiabilité rare à ce prix. Côté achat, la Flashforge Adventurer 5M à 249 € est mon orientation actuelle pour un débutant. Son seul vrai compromis est son petit volume (180 mm de côté), parfait pour des figurines et petits objets, mais limité pour les grandes pièces.
Quelle différence entre la Bambu Lab A1 Mini et la P1S ?
L'A1 Mini (319,99 €) est une petite machine à plateau mobile, sans caisson, faite pour débuter avec du PLA et du PETG. La P1S (598,78 €) est une CoreXY plus rapide, avec un grand volume (256 mm) et surtout un caisson fermé qui permet d'imprimer l'ABS et l'ASA. La P1S est le choix d'une machine durable et polyvalente ; l'A1 Mini, celui d'un démarrage simple et économique.
Faut-il prendre l'option multicouleur Bambu Lab ?
Le système AMS donne de superbes résultats en plusieurs couleurs, mais soyons honnêtes : il gaspille du filament à chaque changement de teinte (tour de purge jetée) et allonge nettement les temps d'impression. Je conseille de l'activer ponctuellement, pour des pièces déco, plutôt que d'en faire le critère central de votre achat. Pour la plupart des usages, le monocouleur suffit largement.
L'écosystème fermé de Bambu Lab est-il un problème ?
Pour la grande majorité des utilisateurs, non, c'est même un atout : logiciel, cloud et accessoires sont pensés pour fonctionner ensemble, ce qui rend les machines très simples. Cela devient un frein seulement si vous voulez tout modifier, flasher un firmware alternatif ou éviter le cloud. Dans ce cas, des marques comme Creality offrent plus de liberté aux bidouilleurs.
La Bambu Lab P1S peut-elle imprimer de l'ABS ?
Oui, et c'est justement sa force. Son caisson fermé maintient l'air chaud autour de la pièce, ce qui évite le gondolage et le décollement typiques de l'ABS et de l'ASA. L'A1 Mini, sans caisson, n'est pas adaptée à ces matériaux techniques. Si vous visez des pièces résistantes à la chaleur ou aux UV, la P1S est la bonne machine dans la gamme Bambu ; dans ma sélection actuelle, c'est l'Anycubic Kobra S1 Combo.
Notre verdict sur Bambu Lab
Bambu Lab mérite sa réputation. L'A1 Mini (319,99 €) reste la démonstration la plus nette de ce que la marque sait faire : elle imprime dès le carton, sans un réglage. La P1S (598,78 €) est le palier au-dessus, pour qui veut un caisson fermé, du volume et de la vitesse. La seule vraie réserve, c'est l'écosystème fermé, un détail pour la plupart, un frein pour les bidouilleurs purs et durs. Côté achat, mes deux choix du moment sont la Flashforge Adventurer 5M à 249 € pour démarrer et l'Anycubic Kobra S1 Combo à 459 € pour le caisson fermé. Si vous voulez imprimer sans vous battre avec votre machine, Bambu est le choix le plus sûr du marché.